Bizarre, marquant et hilarant : le film de science-fiction culte de John Carpenter (« Halloween ») et de Dan O'Bannon, le scénariste d'« Alien »
Le film culte de John Carpenter est considéré comme un précurseur majeur des classiques de science-fiction qui ont suivi.
Depuis 20 ans, quatre astronautes voyagent dans l’espace pour faire exploser, à l’aide de bombes atomiques, des planètes qui se sont écartées de leur orbite. Le fait que le commandant de cette mission soit mort depuis des années et que tout le stock de papier toilette ait été brûlé serait encore supportable. Mais lorsqu’une des bombes atomiques commence à remettre en question son existence, la situation devient vraiment critique.
« Dark Star » est un film de science-fiction aussi décalé qu’influent, qui, avec des moyens minimaux, dessine une vision à la fois comique et philosophique de l’espace. Conçu à l’origine comme un film d’étudiants par John Carpenter et Dan O’Bannon (qui deviendra plus tard le scénariste d’« Alien »), il déconstruit les images héroïques classiques de l’exploration spatiale et montre à la place un équipage marqué par l’ennui, l’isolement et la dégradation technique. La parodie initiale se transforme ainsi en une méditation absurde sur le sens de l’existence humaine dans l’univers.
La scène dans laquelle le lieutenant Doolittle tente d’empêcher une bombe intelligente défectueuse de se déclencher prématurément est particulièrement légendaire. Les arguments techniques s’étant révélés infructueux, il entame avec la bombe une discussion philosophique sur la connaissance et la réalité. Il l’entraîne dans un raisonnement qui rappelle le scepticisme de Descartes et la philosophie phénoménologique : la bombe doit douter de la fiabilité même de ses perceptions.
Ce qui semble être un dialogue comique se transforme en une réflexion satirique sur l’intelligence artificielle, la certitude religieuse et les limites de la raison humaine. C’est précisément ce mélange inattendu de philosophie, de questionnements existentialistes et de slapstick qui fait de cette séquence l’un des moments les plus mémorables du cinéma de science-fiction.
« Une parodie de genre brillante, mise en scène avec beaucoup d’imagination et d’humour (notamment sur « 2001 » de Kubrick, Angleterre 1965-68), qui explore sa situation de départ avec une cohérence sarcastique jusqu’à la fin. Premier film de John Carpenter, réalisé avec un budget de production de seulement 60 000 dollars ; devenu depuis un classique culte. » (Lexique du cinéma international)
Le film culte de John Carpenter est considéré comme un précurseur majeur des classiques de science-fiction qui ont suivi.
Depuis 20 ans, quatre astronautes voyagent dans l’espace pour faire exploser, à l’aide de bombes atomiques, des planètes qui se sont écartées de leur orbite. Le fait que le commandant de cette mission soit mort depuis des années et que tout le stock de papier toilette ait été brûlé serait encore supportable. Mais lorsqu’une des bombes atomiques commence à remettre en question son existence, la situation devient vraiment critique.
« Dark Star » est un film de science-fiction aussi décalé qu’influent, qui, avec des moyens minimaux, dessine une vision à la fois comique et philosophique de l’espace. Conçu à l’origine comme un film d’étudiants par John Carpenter et Dan O’Bannon (qui deviendra plus tard le scénariste d’« Alien »), il déconstruit les images héroïques classiques de l’exploration spatiale et montre à la place un équipage marqué par l’ennui, l’isolement et la dégradation technique. La parodie initiale se transforme ainsi en une méditation absurde sur le sens de l’existence humaine dans l’univers.
La scène dans laquelle le lieutenant Doolittle tente d’empêcher une bombe intelligente défectueuse de se déclencher prématurément est particulièrement légendaire. Les arguments techniques s’étant révélés infructueux, il entame avec la bombe une discussion philosophique sur la connaissance et la réalité. Il l’entraîne dans un raisonnement qui rappelle le scepticisme de Descartes et la philosophie phénoménologique : la bombe doit douter de la fiabilité même de ses perceptions.
Ce qui semble être un dialogue comique se transforme en une réflexion satirique sur l’intelligence artificielle, la certitude religieuse et les limites de la raison humaine. C’est précisément ce mélange inattendu de philosophie, de questionnements existentialistes et de slapstick qui fait de cette séquence l’un des moments les plus mémorables du cinéma de science-fiction.
« Une parodie de genre brillante, mise en scène avec beaucoup d’imagination et d’humour (notamment sur « 2001 » de Kubrick, Angleterre 1965-68), qui explore sa situation de départ avec une cohérence sarcastique jusqu’à la fin. Premier film de John Carpenter, réalisé avec un budget de production de seulement 60 000 dollars ; devenu depuis un classique culte. » (Lexique du cinéma international)