L'adaptation sensible et poignante de Wolfgang Staudte d'une œuvre majeure de Gerhart Hauptmann
Depuis qu’elle a fui la Silésie, Rose Bernd (Maria Schell), une jeune femme à la fois enjouée et responsable, vit avec son père pieux dans un petit village d’Allemagne de l’Ouest. Sans vraiment le vouloir, la jolie servante attire l’attention sexuelle des hommes de son entourage. Et pas seulement celui de son employeur, Christoph Flamm, un riche propriétaire terrien marié à une femme paralysée dont Rose s'occupe avec amour. Arthur Streckmann (Raf Vallone), un conducteur de pelleteuse au physique imposant, remarque lui aussi cette jeune femme dévouée à son maître… avec des conséquences fatales.
Avec « Rose Bernd », Wolfgang Staudte a adapté, au milieu des années 1950, le drame naturaliste éponyme de Gerhart Hauptmann datant de 1903. L’histoire met en scène une jeune femme qui, au sein d’une communauté villageoise, est déchirée entre ses désirs personnels, les attentes de la société et le jugement moral. Avec une grande authenticité émotionnelle, Maria Schell rend de manière impressionnante et compréhensible le déchirement intérieur du personnage principal.
Du point de vue de l’histoire du cinéma, « Rose Bernd » allie la tradition de l’adaptation littéraire aux questionnements sociaux du cinéma allemand d’après-guerre. Wolfgang Staudte (« Les meurtriers sont parmi nous ») s’intéresse moins aux effets mélodramatiques qu’aux mécanismes d’exclusion, d’attribution de la faute et de pression sociale. De ce fait, ce film, qui dépeint avec force les marges de manœuvre limitées d’une femme dans une société marquée par les conventions, reste encore aujourd’hui remarquablement moderne.
Depuis qu’elle a fui la Silésie, Rose Bernd (Maria Schell), une jeune femme à la fois enjouée et responsable, vit avec son père pieux dans un petit village d’Allemagne de l’Ouest. Sans vraiment le vouloir, la jolie servante attire l’attention sexuelle des hommes de son entourage. Et pas seulement celui de son employeur, Christoph Flamm, un riche propriétaire terrien marié à une femme paralysée dont Rose s'occupe avec amour. Arthur Streckmann (Raf Vallone), un conducteur de pelleteuse au physique imposant, remarque lui aussi cette jeune femme dévouée à son maître… avec des conséquences fatales.
Avec « Rose Bernd », Wolfgang Staudte a adapté, au milieu des années 1950, le drame naturaliste éponyme de Gerhart Hauptmann datant de 1903. L’histoire met en scène une jeune femme qui, au sein d’une communauté villageoise, est déchirée entre ses désirs personnels, les attentes de la société et le jugement moral. Avec une grande authenticité émotionnelle, Maria Schell rend de manière impressionnante et compréhensible le déchirement intérieur du personnage principal.
Du point de vue de l’histoire du cinéma, « Rose Bernd » allie la tradition de l’adaptation littéraire aux questionnements sociaux du cinéma allemand d’après-guerre. Wolfgang Staudte (« Les meurtriers sont parmi nous ») s’intéresse moins aux effets mélodramatiques qu’aux mécanismes d’exclusion, d’attribution de la faute et de pression sociale. De ce fait, ce film, qui dépeint avec force les marges de manœuvre limitées d’une femme dans une société marquée par les conventions, reste encore aujourd’hui remarquablement moderne.